On ne choisit pas le pays où l’on naît

Au début du XXe siècle, nombre de nos compatriotes bretons ont émigré aux Etat-Unis. Ils étaient aussi des réfugiés qui fuyaient la misère. Que seraient-ils devenus s’ils n’avaient pas été acceptés aux Etat-Unis ?

Actuellement, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ces réfugiés que l’on nomme “migrant”… Ces réfugiés fuient les maladies, les famines dues au réchauffement climatique, les guerres et donc, pour nombre d’entre eux, une mort certaine…

On ne choisit pas le pays où l’on naît. Nous, nous avons eu la chance de naître en Occident, qui plus est en France. Personnellement, je suis maman d’un garçon d’origine vietnamienne. Ce bébé de 10 mois que nous avons accueilli dans nos bras, mon mari et moi, il y a 42 ans maintenant, était un rescapé de la guerre du Vietnam. La paix n’a été signée qu’en 1975, mon fils est né en 1973 et a quitté son pays d’origine en 1974. Il a souffert bien sûr d’un manque de nourriture. Je peux vous assurer que les liens du cœur sont très, très forts… J’ai deux petits-fils, de 8 et bientôt 7 ans qui sont les prunelles de mes yeux…

Je n’aime pas du tout me livrer ainsi, mais je voudrais tellement sensibiliser à ce problème des réfugiés.

Familles de parrainages

Je me suis adressée au conseil départemental, qui prend en charge en priorité les enfants errant en France sans parents. Le conseil départemental a entièrement la tutelle de ces enfants, mes des familles de parrainages peuvent leur faire connaître, de temps en temps, la joie d’un foyer au sein d’une famille.

Il est possible de prendre un enfant pendant le temps d’un week-end par exemple, ou pendant des vacances scolaires, etc.. Puis, j’ai rencontré un des bénévoles de la Cimade, association nationale ayant des représentants locaux à Lorient, Brest, Quimper. Ces associations recherchent des bénévoles pour soutenir des familles de parrainages.

J’affirme, moi, Jeannine Nicolas, citoyenne française, respectueuse de toutes les croyances et de toutes les idées, n’agir que par solidarité envers les réfugiés, avec le soutien de l’antenne de Carhaix du Secours populaire et de la Cimade de Lorient.

Ah oui ! L’image du petit Eylan, mort seul sur une plage a fait le tour du monde ! Et alors ? Qu’en est-il résulté ? Rien !

Eylan